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Travailler nest pas dans la nature de lhomme, et travailler avec moi peut savérer très difficile.
Durant les vendanges une seule chose compte à mes yeux amener les raisins à leur optimum pour les vinifier dans les meilleures conditions.
Je ne suis pas gentil, ni amical, je ne me soucie pas des états dâme de mes amis .Je suis arrogant, ronchon, suffisant et sil marrive de me doucher joublie bien volontiers de me raser pendant plus dun semaine.

Nous venons de ramasser les grenaches blancs et la roussanne qui commencent à fermenter. Les jus durant cette phase produisent de la chaleur.
Cest le moment ou jactionne le groupe de froid qui maide à réguler la température des moûts. La pompe à chaleur va fonctionner durant toute la durée des vendanges et le ronronnement de la pompe « berce mes nuits dune langueur monotone ».
Cest donc le silence qui ma alerté un silence brut et dur à la fois comme un coup de poing à lestomac.
Jai passé une bonne partie de la nuit à jurer et à chercher une solution mais en vain. Lorsque le matin est arrivé et que nous avons recommencer à cueillir avec léquipe jai été infect.Pourtant personne ne ma critiqué, Roro ma bien lancé un ou deux regards noirs mais pas plus, et le soir après la journée pas un ne manquait à la cave pour essayer de trouver la panne. Malgré tout ce que je leur ai fait subir ils étaient là.
Cela ressemblait à un jour de marché ou à une braderie, chacun essayait de donner sa solution et interpellait les autres en recherchant leur approbation .De cette cacophonie et malgré tout ce que je leur avait fait subir le jour même, nous avons ensemble trouvé des solutions.
Le travail nest pas naturel tout comme le goût leffort mais ils nous apprennent beaucoup sur nous et les turpitudes de notre âme. Jai cette année une bonne équipe jespère que je men souviendrai au prochain coup dur.
Laurent Maynadier
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